Légumes

Pommes de terre farcies au silène {plante sauvage}

avril 26, 2015

Je vous vois déjà vous interroger à la lecture de cet intitulé : le silène, késako ? Et bien il s'agit tout simplement d'une plante sauvage, que l'on peut par exemple retrouver dans son jardin si l'on vit à la campagne.

D'après mes recherches, il s'agirait plus précisément du silène commun ou silène enflé. Ses fleurs très distinctives - creuses et enflées, de couleur vert pâle nervurée de violet ou de vert et aux petits pétales blancs - me permettrait de confirmer, sauf que le silène que j'ai ramassé sur les conseils de mon frère n'était pas encore en fleurs. Et je n'ai pas pensé à lui demander ;)

Mais je suis sûre que si je vous parle d'une plante que l'on a coutume d'appeler « pétard » en raison de ses fleurs que tout enfant (ou presque !) a tenté un jour de faire éclater entre ses doigts, cela vous dit quelque chose, non ?

Bref, nous allons donc partir du principe que c'est ce silène-là que j'ai ramassé ;)

Il se déguste au printemps en jeunes pousses (avant floraison), cru ou cuit, en salade, en omelette, en soupe...

Pour ma part, j'ai décidé de réaliser des pommes de terre farcies.


Ingrédients :
  • 6 pommes de terre moyennes
  • 1 ou 2 échalotes (env. 45 g)
  • 1 bouquet de silène (env. 60 g)
  • quelques centilitres de crème soja
  • 1 cuil. à café d'épices au choix : massalé, curry, cumin...
  • huile d'olive
  • sel, poivre
  •  graines de sésame complet

    Bouquet de silène

    Lavez les pommes de terre. Faites-les cuire dans une grande casserole d'eau salée - départ à froid - en robe des champs (avec la peau !), pendant une vingtaines de minutes après ébullition. Vérifiez la cuisson à l'aide de la pointe d'un couteau.

    Pendant ce temps, rincez le silène. Hachez les feuilles grossièrement au couteau, ainsi que les tiges les plus tendres (j'ai conservé environ les 3/4 de chaque tige, en jetant seulement la partie inférieure).

    Hachez les échalotes.

    Faites revenir le silène et les échalotes quelques minutes à feu doux dans un peu d'huile d'olive.

    Lorsque les pommes de terre sont cuites, égouttez-les, laissez-les refroidir juste 2 ou 3 minutes pour ne pas vous brûler et coupez-les en deux.

    Creusez chaque moitié de pomme de terre à la petite cuillère, en laissant un bon 1/2 cm sur tout le pourtour.

    Écrasez la pulpe de pomme de terre récupérée à la fourchette.

    Ajoutez quelques centilitres de crème soja pour détendre l'écrasé de pomme de terre.

    Ajoutez la poêlée et les épices. Salez, poivrez.

    Remplissez les coques de pomme de terre de cette farce.

    Déposez-les dans un plat à gratin huilé et parsemez-les de graines de sésame complet.

    Enfournez dans un four préchauffé à 180 °C pendant une quinzaine de minutes (le temps de réchauffer les pommes de terre), puis allumez le grill et faites gratiner quelques minutes.

    À servir avec une salade verte ou des crudités.

    Note : vous pouvez très bien remplacer le silène par une autre plante sauvage comestible que vous connaissez.



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    8 commentaires

    1. Très intéressant ! Je ne savais pas du tout que le silène se consommait.
      D'après ton article, il doit être cueilli un peu comme l'ail des ours, jeunes pousses avant floraison. (d'ailleurs les feuilles se ressemblent).
      Je ne pourrai pas tester car je n'en ai jamais vu autour de chez moi, dommage.
      Bonne soirée à toi

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    2. Oui, voilà, avant floraison :) Malheureusement, je n'ai pas encore réussi à dénicher de l'ail des ours moi !

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    3. Je t'en enverrais bien, mais je ne sais pas si les feuilles se conserveraient pendant le transport.
      Maintenant, il est en fleurs, mais je pense qu'on peut le consommer quand même (moi, je n'aime pas vraiment ça).
      Si tu penses qu'il va résister, dis le moi.

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    4. Oh, tu es adorable Clémentine ! Mais je pense qu'il souffrirait du voyage, je ne tenterais pas... Mais merci de la proposition ^^

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    5. Je me souviens effectivement de cette plante. Le problème est on sur que celle que l'on va manger est comestible, que l'on ne se trompe pas? Du coup, je ne m'y aventurerais pas. Désolé. Hors du jardin, on ne sait pas ce qu'il peut y avoir eu dessus: pesticide,... Mais en tout cas la recette peut servir ;)

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    6. Oui, bien entendu, il ne faut cueillir et consommer que ce que l'on est sûr de bien (re)connaître. Toute seule, je ne l'aurais peut-être pas ramassé ;)

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    7. Je ne connait pas cette plante sauvage :) mais la photo est très appétissante

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