Bien-être & Bonheur

Portrait : Clémentine la Mandarine

mai 07, 2018

Bonjour les amis !

Aujourd'hui j'ai le plaisir de vous faire découvrir Clémentine (de son vrai prénom Gaëlle, mais appelez-la Clémentine, elle vous en sera reconnaissante ^^) et son très joli blog écolo Clémentine la Mandarine. Je suis Clémentine depuis plusieurs années, et, au fil du temps, j'ai pu constater que nous avions de nombreux points communs, que nous partagions les mêmes valeurs : respect de l'environnement, minimalisme, récup', zéro déchet, créativité, cuisine saine, produits naturels, simplicité... Bref, une approche de la vie finalement assez similaire. J'avais ainsi envie de vous la présenter si vous ne la connaissez pas encore.

À travers son blog très joliment illustré par Clémentine elle-même, cette dernière propose des défis, des conseils et astuces, des réflexions, diverses ressources, afin d'offrir à ses lecteurs toutes sortes d'aides pour cheminer vers un monde plus vert... et être heureux. 😏


Bonjour Clémentine, je te remercie beaucoup d’avoir accepté cette interview destinée à mes lecteurs… dont certains sont peut-être déjà aussi les tiens, qui sait ? ^^ Tout d’abord, peux-tu te présenter ?
Clémentine, optimiste depuis 35 ans, maman aussi bienveillante qu’elle le peut d’un petit volcan explosif, amoureuse d’un merveilleux chéri calme et doux, étonnée, spontanée, enthousiaste, bavarde (très bavarde) et pourtant capable d’admirer un rien en silence pendant de longs moments, gâteuse avec ses juments, fan de montagne, de nature, de chocolat noir et de fous rires pour un rien.

Peux-tu nous donner les grands axes de ton blog, les thématiques abordées, ce que tu y partages et souhaites véhiculer ? 

Sur mon blog, la thématique centrale est l’écologie. J’essaie d’ajouter à cette thématique bienveillance et créativité. De la bienveillance car je trouve cela essentiel, pas uniquement dans les relations avec les enfants, mais avec tout le monde, y compris soi-même. Et de la créativité car je crois que les solutions toutes faites ne fonctionnent que pour peu de monde, et que pour réellement changer les choses dans son quotidien, il ne faut pas appliquer les recettes des autres, mais trouver ses propres solutions, en fonction de ses aspirations. Et pour cela, il s’agit d’être créatif. C’est ce que j’essaie de faire passer à travers mon blog en proposant nos solutions, pas toujours conventionnelles et aussi à travers mon accompagnement à l’écologie, où nous cherchons ensemble les solutions qui conviennent le mieux à chaque situation, chaque vie.

J’espère véhiculer un optimisme, une envie de s’y mettre. J’espère montrer que non, être écolo ce n’est pas que pour les riches ou les hippies, ou que cela ne veut pas dire renoncer au confort moderne. Que l’on peut être intensément heureux dans la société et être écolo au quotidien.

J’apprécie ta bienveillance, ta douceur et ton positivisme. D’où te vient cet optimisme de la vie ? As-tu toujours été comme ça ? Et ne t’arrive-t-il pas de te décourager parfois ?
 
Aussi loin que je me souvienne, oui, j’ai toujours été comme cela. Je me posais énormément de questions existentielles lorsque j’étais toute petite, à partir de 5 ans environ je dirais. Je regardais Dragon Ball Z (... ! Sans commentaires !) et il marchait sur des nuages, au milieu d’un ciel jaune. Et moi, je me demandais « À quoi ça sert tout ça, tout ce qu’il fait ? À quoi ça sert la vie ? ». Être heureuse est peut-être tout simplement ma réponse à ces questions.

Je crois que la vie n’a aucun intérêt si notre premier objectif n’est pas d’être heureux. Je parle d’un bonheur profond, sincère. De ces bonheurs doux, calmes, que l’on ressent quand notre vie, nos valeurs, nos actes, nos mots sont alignés, quand on est arrivé à un équilibre de vie qui nous permet de nous poser et de nous dire « Je suis bien dans ma vie. Même si ce n’est pas parfait. Je savoure la chance d’être là, maintenant, en vie. J’apprécie que le hasard ait fait que ce soit moi, ici, maintenant alors qu’il y avait tant d’autres possibilités. »

Je ne sais honnêtement pas d’où cela me vient. Je me souviens tout de même d’une conversation avec mon Grand-Père qui m’a marquée lorsque j’étais enfant. Il m’a dit quelque chose comme « Tu vois, j’ai 70 ans, j’ai encore plein de rêves, je suis heureux. J’ai eu une vie heureuse. Trois filles merveilleuses. Je pourrai partir maintenant. J’espère vivre encore le plus longtemps possible pour continuer à profiter de tout cela ». Je crois que ce fut ma rencontre avec la gratitude, sans le savoir à l’époque. Et que ça ne m’a pas quitté depuis, et m’aide énormément à être positive.

Et oui, parfois je me décourage. Et quand je ne vais pas bien, je ne vais vraiment pas bien. Je suis ainsi : avec des émotions intenses. Maintenant que j’ai compris cela, lorsque ça ne va pas, je sais que je rebondirai. Que j’ai simplement besoin de temps pour digérer les choses. J’ai la chance d’avoir un Amoureux qui m’écoute lorsque ça ne va pas, ainsi que des amis extraordinaires et cela m’aide énormément.

Il y a une expression anglo-saxonne que j’aime beaucoup à ce sujet : « When life gives you lemons, make lemonade ». Ce que l’on peut traduire par « Quand la vie te donne des citrons, fais de la citronnade » (eau + jus de citron + sucre, différent de la limonade, parlons tout de même un peu de cuisine !). L’image est, je crois, de transformer le fruit acide qu’est le citron et d’en faire une boisson sucrée, douce. J’aime cette idée que, peu importe ce qui nous arrive dans la vie, on peut ensuite rebondir et continuer à vivre en apprenant de ces événements. Bien entendu, il y a des citrons plus ou moins acides, et parfois c’est très difficile.


J’aime aussi l’idée du « petit pas » véhiculée sur ton blog, le fait d’y aller progressivement, en douceur, et que de petit pas en petit pas, on peut arriver à quelque chose de grand. Cela rejoint ce que je dis dans la présentation que je propose sur mon blog : « J’essaie de faire de mon mieux, même s’il ne s’agit que de "petits riens", et je me dis que si tout le monde effectuait un "petit rien", la planète irait certainement mieux ». En parlant de progression en douceur, tu as d’ailleurs choisi de t’orienter vers une vie plus lente, de ralentir le rythme. Penses-tu que c’est aussi cela qui peut aider à prendre conscience de certaines choses et à modifier ses habitudes ? Le fait de prendre le temps, de se le réapproprier permet-il selon toi de se concentrer davantage sur les choses essentielles, de progresser vers un mode de vie plus green et de se sentir plus heureux ? (Bon, ok, je crois que mes questions sont très influencées par ce que je pense et ne sont ainsi pas du tout objectives mais plutôt rhétoriques, j’avoue ! ^^)

Lorsque l’on ralentit, on a forcément plus de temps pour réfléchir, et cela aide indubitablement à prendre conscience de ce que l’on souhaite réellement, ce qui est important pour nous. Cette réflexion peut déboucher sur une envie de prendre plus de temps pour soi, de faire plus ce que l’on aime, de passer plus de temps avec ceux que l’on aime. C’est alors un nouveau choix de vie : moins de travail, moins d’argent, mais plus de temps. Cette réflexion globale amène alors à une redéfinition de son mode de vie, et cela peut se faire vers quelque chose de plus écolo car plus frugal. J’imagine que ce n’est pas le cas pour tout le monde, et c’est seulement un des chemins possibles.

Pour être heureux, voir l’extraordinaire dans l’ordinaire est essentiel.

Je crois que pour être heureux, il ne s’agit pas de vivre des choses extraordinaires tous les jours. Je pense que pour être heureux, voir l’extraordinaire dans l’ordinaire est essentiel. Je réalise souvent cela lorsque Petit Lutin s’est endormi avec sa lampe de chevet allumée, et que je vais l’éteindre. Je prends le temps de le regarder dormir, et je me rends compte à chaque fois à quel point c’est merveilleux qu’il soit là, vivant, en bonne santé. La chance que nous avons que ce soit notre fils. À quel point il est lui, si grand et si petit. Je prends comme un coup de massue de bonheur. Souvent, j’arrive à lui faire un léger bisou et il soupire dans son sommeil. Ces instants sont magiques, et font, à mon sens, le vrai bonheur. Prendre le temps pour ces moments, prendre le temps de les savourer, de se laisser envahir, c’est, je crois, la seule vraie façon d’être profondément et authentiquement heureux. Et pour cela, oui, il faut prendre le temps.

Comment te vois-tu dans dix ans ?

Heureuse. Tu veux que je développe peut-être ?

Alors dans 10 ans, j’aurais toujours environ 8 ans dans ma tête, je continuerai à aimer les licornes, les paillettes et le rose fuchsia. J’aurais un immense potager en permaculture, avec des buttes, qui entourera une toute petite maison. Je rêve aussi que nous serons auto-suffisants ou presque en fruits et légumes, ainsi que pourquoi pas en légumineuses. J’imagine aussi un pré avec nos juments dedans, et des poneys aussi certainement. Et puis, un travail qui m’épanouit comme c’est le cas actuellement, un Lutin et un Amoureux heureux eux aussi, des amis, des rires, des activités qui nous plaisent… Bref, la vie qui continue, un peu différente et un peu pareille que maintenant. Je crois que je n’ai pas de vision plus précise que cela pour l’instant.


Maintenant, quelques questions plus fun : tu dois répondre par la première chose qui te vient à l’esprit, sans réfléchir ! (Mais tu as le droit de développer si tu le souhaites ^^) 

Thé ou café ?
Thé ! Le café me fait mal au ventre et me donne l’impression d’être très stressée. Je n’en bois que lorsque j’ai mal à la tête en me levant, car j’ai mal dormi : c’est très efficace pour calmer la douleur chez moi.

Minimalisme ou zéro déchet ?
Minimalisme, car le zéro déchet est impossible sans minimalisme. Et aussi parce que je suis bien trop peu ordonnée pour ne pas être minimaliste. Et parce qu’être minimaliste peut inclure d’être minimaliste dans les déchets aussi !

Sport ou loisir ?
Sport : même si j’aime énormément créer, dessiner, peindre, etc… J’ai un grand besoin de bouger, et de faire du sport. Randonnées, escalade, équitation principalement, et tous les déplacements en ville à vélo.

Lecture ou cinéma ?
Lecture sans hésiter. Ça me fait un film dans la tête lorsque je lis un livre qui me plaît !

Lentilles ou pois chiches ?
Pois chiche, miam ! Les lentilles, c’est pas mon truc. Pourtant, à chaque fois que j’en mange, je trouve cela bon. Simplement, il faut que ça me soit servi, hop. Si j’ai le choix, jamais je ne les choisis. Un mystère...

Smartphone ou Reflex ?
Euh… ça dépend pour quoi faire ! Le smartphone pour envoyer des sms et le réflex pour les photos ! Mais si je dois choisir, smartphone.

Le mot de la fin ?

N’oubliez pas d’être heureux et heureuses ♥


Question bonus : quand j'ai demandé à Clémentine, par curiosité, pourquoi elle avait choisi d'ouvrir un blog dédiée au seul lectorat féminin, voici ce qu'elle m'a répondu :

Pour répondre à ta question sur le lectorat, je crois que c'est parce que bien souvent, la prise de conscience écolo au quotidien est faite par les femmes. Les hommes sont plus dans l'écologie de société, politique... Du moins, c'est ce que j'ai constaté. Et puis aussi tout simplement, parce que j'ai un lectorat très féminin (avant même que mon blog ne soit officiellement dédié aux femmes) et que donc, j'ai décidé que le féminin l'emportait, non mais oh, pourquoi toujours les gars d'abord ? Donc avec 90 % de femmes qui me lisent, je trouve normal de parler au féminin. Et pour une fois, le travail aux hommes que de se sentir concerné en changeant les adjectifs au féminin pour les mettre au masculin. 😉

N'hésitez pas à suivre Clémentine sur son blog Clémentine la Mandarine et sa page Facebook si le cœur vous en dit ! 😉 

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5 commentaires

  1. Bonjour Stéphanie. Que ça fait du bien de lire ce bel entretien si bienveillant ! J'aime particulièrement cette phrase : Pour être heureux, voir l’extraordinaire dans l’ordinaire est essentiel. C'est si simple et pourtant cela semble tellement compliqué dans la société dans laquelle nous vivons. Il suffit souvent de faire un pas de côté pour voir les choses différemment. Et ralentir ! Belle journée.

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    1. Bonjour Isabelle, je suis ravie que mon article t'ait parlé ! Oui, moi aussi j'aime beaucoup cette phrase, c'est pourquoi j'ai souhaité la mettre en avant. :-) Cela rejoint également le fait de garder une âme d'enfant et de s'émerveiller des petits riens qui ponctuent notre quotidien, c'est capital je pense, pour être heureux. J'aime aussi beaucoup ta phrase : "Il suffit souvent de faire un pas de côté pour voir les choses différemment" : c'est tellement vrai ! Il n'y a pas qu'un seul chemin, il suffit juste d'oser s'aventurer hors des sentiers battus pour voir le monde sous un nouveau jour ;-)

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  2. Stéphanie dans la Nièvre14 mai 2018 à 18:14

    coucou petite tomate,

    je voudrais juste ajouter une petite phrase tirée du livre d'Edgar Morin "les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur" : "il faut savoir s'attendre à l'inattendu" !

    Moi, il y a 15 ans, lorsque je l'ai entendu prononcée par un formateur, ça m'a fait tilt !!! e que j'en ai compris, c'est que rien n'est figé, l'extraordinaire peut toujours pointé son nez ! L'ordinaire, l'infra-ordinaire est merveille.

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  3. Stéphanie dans la Nièvre14 mai 2018 à 18:23

    ah ! et me revient une autre citation qui dit bien que vivre, être heureux, ne tient pas à l'avoir, à l'immédiateté :
    "Vivre n'est rien sans le sentiment de vivre. Sans cette impression soudain, de distinguer dans le halo de brume où nous nous tenons, la forme exacte de l'existence.
    L'homme, sinon, est un animal qui rêve quelquefois" JP ARROU-VIGNOD

    Et une dernier petit livre formidable : "Du bon usage de la lenteur" P SANSOT

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    1. Merci pour ces belles citations littéraires Stéphanie ! ^^ Quant au livre « Du bon usage de la lenteur », je crois bien que tu l'as déjà mentionné dans un précédent commentaire sur le blog... va falloir que je me le procure ! ;-)

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